Phare d’Eckmühl

Phare d’Eckmühl

Phare d'Eckmühl, Penmarc'h. Photo : DIRM NAMO – Phares & Balises
Phare d’Eckmühl, Penmarc’h. Photo : DIRM NAMO – Phares & Balises

Localisation : pointe de Saint-Pierre, Penmarc’h
Année de construction : 1897
Automatisation : 2007
Statut patrimonial : inscrit monument historique depuis 2005, classé depuis 2011
Hauteur : 60 mètres
Nombre de marches : 307
Caractéristiques : feu blanc à éclat régulier tournant toutes les cinq secondes

Le phare d’Eckmulh, de par sa taille et son esthétique, est spectaculaire. Il doit son nom à la marquise Adélaïde-Louise d’Eckmühl de Blocqueville, qui légua 300.000 francs pour la construction d’un phare…


Histoire du phare d’Eckmühl

Après 5 ans de construction, le premier phare de la ville de Penmarc’h est mis en service le 20 novembre 1835. Cet édifice cylindrique de 40 mètres, aujourd’hui appelé “la vieille tour”, ou tout simplement le vieux phare, éclaire l’une des zones les plus dangereuses des côtes bretonnes.

La loi du 3 avril 1882 marque le début de la modernisation de la signalisation maritime française, notamment par le biais de l’électrification des phares les plus importants. Le phare de Penmarc’h compte parmi ceux-là. Faute de pouvoir être rehaussé pour accueillir un éclairage d’une portée de 100 km, la construction d’un deuxième phare est décidée dès 1890.

Avec un budget de plus de 100.000 francs, le projet de construction d’un deuxième phare est validé le 6 octobre 1892. La marquise Adélaïde-Louise d’Eckmühl de Blocqueville, femme de lettres et poétesse française, décède le même jour… et dans son testament, elle lègue 300.000 francs pour la construction d’un nouveau phare. Mais à deux conditions : que celui-ci soit construit en Bretagne… et qu’il soit baptisé “phare d’Eckmühl”, en l’honneur de son père, Louis-Nicolas Davout, duc d’Auerstaedt, prince d’Eckmühl, mais également général de la Révolution et de l’Empire, maréchal d’Empire de Napoléon Bonaparte.

Le titre de Prince d’Eckmühl puise ses origines dans la bataille menée près du village d’Eggmülh, en Bavière (sud-est de l’Allemagne), le 22 avril 1809. En léguant une telle fortune, sa fille espère que “les larmes versées par la fatalité des guerres, que je redoute et déteste plus que jamais, soient ainsi rachetées par les vies sauvées de la tempête.”

Un architecte parisien, Paul Marbeau, est engagé pour s’occuper de la décoration du phare, qui dispose désormais d’un budget de 600.000 francs. Les travaux sont entamés en 1893. Le chantier est long, en raison du manque d’ouvriers mais aussi du retard que provoque le transport par voie maritime des pierres de taille, en granite de Kersanton, acheminées depuis Brest. Le phare est finalement inauguré le 17 octobre 1897, après quatre ans de travaux : l’occasion de grandes fêtes.

Un phare ouvert aux visites

Le phare d’Eckmühl est particulièrement bien décoré, à l’extérieur comme à l’intérieur : les finitions de la lanterne sont soigneusement sculptées, des carreaux blancs d’opaline tapissent les murs de l’escalier, des pièces entières sont faites de boiseries, une statue du prince d’Eckmühl occupe la salle de veille…

Le public peut visiter le phare d’Eckmühl en saison estivale et pendant les vacances scolaires.

➠ Informations : penmarch.fr


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