Festival de Cannes 2019 : “The Lighthouse”, un phare au cœur de l’intrigue d’un film d’horreur

Festival de Cannes 2019 : “The Lighthouse”, un phare au cœur de l’intrigue d’un film d’horreur

À l’occasion de la Quinzaine des Réalisateurs, en parallèle du festival de Cannes 2019, un film intitulé “The Lighthouse” a été présenté aux spectateurs. Il met en scène deux gardiens de phare qui sombrent dans la folie au cœur d’un imaginaire peuplé de créatures de légendes et de monstres marins.


“The Lighthouse”, qui signifie littéralement “Le phare”, n’est pas encore sorti dans les salles de cinéma à l’heure où j’écris ces lignes. Œuvre de l’Américain Robert Eggers, ce film a été présenté lors de la Quinzaine des Réalisateurs, en marge du festival de Cannes 2019. Pour rappel, la Quinzaine des Réalisateurs est un festival non-concurrentiel organisé chaque année par la Société des réalisateurs de films (SRF) en parallèle du festival de Cannes, et qui montre des films de cinéastes encore inconnus du grand public.

“The Lighthouse” raconte le basculement dans la folie de deux gardiens de phare. Quelque part dans l’Écosse du 20ème siècle, le vieux loup de mer et son second sont seuls sur un îlot escarpé au milieu des vagues déchaînées. Isolés du monde par une tempête qui empêche le bateau de venir les chercher, ils sont séparés par un secret que l’aîné dissimule, et que le plus jeune aimerait connaître. Le spectateur est peu à peu plongé dans un univers angoissant, presque fantastique, qui emprunte à la mythologie et dérive vers l’imaginaire de Lovecraft, le maître de l’horreur en littérature. Mais “The Lighthouse” se rapproche a priori davantage du film d’épouvante que d’horreur.

Le phare au cinéma noir et blanc

Le film a été tourné au cap Forchu, en Nouvelle-Écosse, une province canadienne. Haut de 25 mètres, le phare a été construit spécialement pour le tournage, et n’a donc rien à voir avec le phare qui surplombe réellement le cap Forchu. Il n’y a pour l’instant qu’une seule photo officielle de “The Lighthouse”, mais on y distingue le phare en arrière-plan. Pour les curieux, les deux acteurs principaux sont Willem Dafoe et… Robert Pattinson (oui, celui qui incarne Cédric Diggory dans Harry Potter et le vampire Edward Cullen dans Twilight).

Le phare du cap Forchu, en Nouvelle-Écosse (Canada). Si le tournage de “The Lighthouse” a été réalisé sur cette pointe isolée, un autre phare a été construit spécifiquement pour les besoins du film.

Réalisé en noir et blanc, au format carré, “The Lighthouse” adopte l’esthétique des vieux films. La capacité à recréer une atmosphère étrange et austère, par le travail de l’image aussi bien que du son, est applaudie par la plupart des médias qui se sont fendus d’un article sur le sujet. Sans avoir vu le film, j’imagine déjà le caillou perdu en pleine mer, battu par les flots et sur lequel se dresse un phare solitaire, où se jouent les prémisses d’un drame imminent.

Encore plus de phares : cinéma et littérature

Les phares offrent apparemment un imaginaire particulièrement inspirant pour les cinéastes. Il existe de nombreux films dont l’intrigue se déroule aux abords d’un phare, des œuvres qui ont d’ailleurs fait l’objet de l’exposition “24 éclats par seconde – les phares au cinéma” au musée des Phares & Balises d’Ouessant, de juillet à décembre 2018. Le programme est toujours disponible, si vous cherchez un film à regarder ce soir…

Côté littérature, j’ai une liste longue comme le bras de livres à lire, qui concernent un phare, de près ou de loin. Je vous en parlerai, un jour, promis ! En attendant, vous pouvez jeter un œil à ces articles :


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