Une réalité fictionnelle : le paradoxe des films historiques et des biopics

Une réalité fictionnelle : le paradoxe des films historiques et des biopics

Le cinéma est composé de nombreuses œuvres s’inspirant de l’Histoire, d’évènements qui se sont réellement déroulés, et ce, peu importe l’époque dans laquelle ils s’inscrivent. Les long-métrages à caractère historique datent des débuts du cinéma en France. Nous pouvons considérer qu’un des premiers films de cette catégorie s’intitule L’assassinat du duc de Guise. Ce dernier a été réalisé par André Calmettes en 1908. Très populaire de nos jours, le sous-genre biopic, ou « film biographique », s’est développé et a pris de l’ampleur à partir des années 1930, selon Martin Barnier. Grâce au réalisateur allemand William Dieterle (La vie de Louis Pasteur), le studio américain Warner Bros. a considérablement contribué à la renommée des biopics dès la première moitié du XXème siècle. Cependant, ces œuvres cinématographiques n’étant pas considérées comme des documentaires, peut-on en conclure que les films historiques et biographiques sont plus exactement une rencontre entre le réel et la fiction qu’une restitution fidèle des événements de l’époque ? En outre, il s’agit de s’interroger quant à la part de reconstitution et d’invention. Afin de répondre à cette interrogation pouvant paraître paradoxale au premier abord, nous aurons recours à Titanic de James Cameron. Véritable classique parmi le palmarès du cinéma, il est pourtant difficile d’y différencier le vrai du faux. Où commence et s’arrête l’Histoire ? Aussi, un biopic sera mobilisé dans le cadre de cette étude, à savoir Une merveilleuse histoire du temps.

Les affiches originales de Titanic (1997) et du film Une merveilleuse histoire du temps (2014)
Les affiches originales de Titanic (1997) et du film Une merveilleuse histoire du temps (2014)

En premier lieu, nous nous concentrerons sur les faits avérés, principalement constitués du contexte, des personnages et des décors. Ensuite, nous aborderons ce qui relève de la pure invention, qu’il s’agisse des relations, des situations et des personnages fictifs. Pour finir, nous établirons un pont entre ces deux extrêmes en étudiant par quels biais les cinéastes parviennent à créer l’illusion du réel en ce qui concerne leurs créations. De plus, nous mentionnerons les mythes qui ont été adoptés par la version de James Cameron.

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